Pour que vivent nos langues


Tous à Paris le 30 novembre –
signez la pétition en cliquant sur ce lien
.

Mobilisation Générale Pour Que Vivent Nos Langues

Collectif Pour
Que Vivent Nos Langues
a lancé
cette pétition adressée à

Jean-Michel Blanquer (Ministre de
l’éducation nationale)

Nos langues, ce sont
l’occitan-langue d’oc, le basque, le
breton, le catalan, le corse, le flamand
occidental, l’allemand standard et
dialectal alsacien et mosellan, le
savoyard (arpitan-francoprovençal), les
langues d’Oïl, les créoles et les langues
autochtones des territoires des Outre-Mer.
Toutes résistent en France pour ne
pas disparaître
car elles
figurent toutes à l’inventaire des «
langues menacées de disparition » établi
par l’Unesco. Malgré l’élan mondial
pour que biodiversité naturelle et
biodiversité culturelle soient enfin
considérées et préservées
,
malgré les textes internationaux qui
régissent les droits de l’Homme et les
droits des peuples,
l’État français, en dépit de
multiples condamnations par l’ONU,
continue son œuvre de destruction du
patrimoine immatériel millénaire que
sont nos langues et nos cultures
.

Au point de faiblesse qu’elles ont
aujourd’hui atteint, c’est leur
survie dont il est question
.
Les populations concernées sont attachées
à la sauvegarde du patrimoine linguistique
et culturel de leurs territoires.
Cependant les efforts de nombreux
militants
, parents d’élèves et
enseignants de l’enseignement public, de
l’enseignement associatif et de
l’enseignement catholique ainsi que des
élus et bénévoles qui forment un réseau
dense et actif, ne peuvent suffire
face à la mauvaise volonté de l’État
.
Il n’existe en France aucune volonté
réelle, derrière des apparences et des
discours convenus, de la part des pouvoirs
politiques qui se succèdent à la tête de
l’État, de mettre en place de véritables
politiques linguistiques efficaces.

La situation de l’enseignement, vecteur
essentiel de la transmission et de la
vitalité de nos langues, est emblématique
de cette mauvaise volonté. La loi dispose
que « les langues et cultures régionales
appartenant au patrimoine de la France,
leur enseignement est favorisé … ». Nous
constatons que non seulement cette loi
et les conventions signées par l’État ne
sont pas respectées, mais que les
différentes formes d’enseignement

(optionnelle, bilingue et immersive)
sont mises à mal par la politique
de l’actuel ministre de l’Éducation
nationale Jean-Michel Blanquer
.
Encore plus que celle de ses
prédécesseurs, sa politique conduit à
accélérer le déclin de nos langues comme
le montrent sa récente réforme du
baccalauréat, et ses déclarations au Sénat
le 21 mai dernier contre l’enseignement
par immersion.

Les attaques contre l’enseignement de nos
langues sont nombreuses.

La réforme des enseignements en
lycée et de l’organisation du
baccalauréat a des conséquences
terribles pour toutes les filières de
langues régionales
, comme le
prouvent les remontées de terrain montrant
partout une chute dramatique des effectifs
d’élèves inscrits en langues régionales.

Le discours officiel, ministre et
recteurs en tête, présente cette réforme
comme une « avancée » qui « conforte » et
« valorise » ces langues et leur
enseignement.
En réalité elle les fragilise et
les dévalorise
, elle les prive
de toute attractivité par la suppression
de possibilités, par la mise en
concurrence et par le jeu de coefficients
ridicules pour la forme d’enseignement la
plus répandue. Les chutes
d’effectifs atteignent jusque 70% dans
certaines classes de lycée !

C’est le règne du double langage qui
continue au sein du Ministère de
l’Éducation nationale, d’autant plus que
les moyens financiers et humains sont
toujours aussi insuffisants pour répondre
aux besoins, particulièrement sur certains
territoires.

Nous déplorons le refus de toute nouvelle
mesure significative en faveur de nos
langues dans la loi « pour une école de la
confiance » malgré la nécessité d’élargir
l’offre d’enseignement de nos langues et
les propositions pertinentes de députés et
sénateurs.

Nous rappelons que l’enseignement
immersif est d’usage courant en Europe
et dans le monde
pour la
sauvegarde de langues menacées par une
langue dominante : pour le français au
Québec (vis à vis de l’anglais), pour le
basque ou le catalan en Espagne (vis à vis
du castillan), pour le gallois en Grande
Bretagne (vis à vis de l’anglais), pour
l’allemand en Belgique germanophone, etc…
Il s’agit d’une pratique reconnue
pour l’enseignement de nos langues en
France
, depuis de nombreuses
années dans le secteur de l’enseignement
associatif avec des expérimentations
prometteuses dans l’enseignement public,
pour le catalan, en Corse et au Pays
basque. Alors que l’urgence devrait être
de permettre d’étendre ces méthodes
immersives efficaces à l’école publique et
dans les écoles privées,
selon la déclaration de M.
Jean-Michel Blanquer devant le Sénat,
tout cela doit disparaître
!

Or, ce qui est en jeu, c’est
l’existence-même du patrimoine culturel
que nous portons
, en Corse, en
Bretagne, en Alsace et Moselle, en
Catalogne, en Flandre, en Savoie, au Pays
basque, dans l’ensemble occitan et dans
bien d’autres régions françaises attachées
à leurs particularités culturelles et
linguistiques.

Nous nous sommes rassemblés pour que, au
Parlement Européen, à l’Assemblée
nationale et au Sénat, dans les
Collectivités, villes et villages de nos
territoires qui portent la diversité
culturelle de la France et de l’Europe,
un large mouvement de protestation
indignée et combative se lève pour
arrêter ces politiques linguicides et
pour que soient enfin décidées des
politiques linguistiques porteuses
d’espoir
pour l’avenir à
l’image de ce qui se fait au Québec, au
Pays de Galles ou encore dans la
communauté autonome du Pays basque.

NOUS APPELONS À LA MOBILISATION GÉNÉRALE
CONTRE CE MINISTRE DONT LA POLITIQUE
CONDUIT
À UN VÉRITABLE LINGUICIDE

POUR QUE VIVENT NOS LANGUES
MOBILISONS-NOUS !

RASSEMBLEMENT DEVANT LE MINISTÈRE
DE L’ÉDUCATION NATIONALE SAMEDI 30
NOVEMBRE 2019 À 11 HEURES

Le Collectif “Pour Que Vivent Nos
Langues”

Premiers Signataires :

Aliance Culturèla Arpitana ;

Association Alsace – Jùnge Fer’s
Elsàssische (AJFE) ;

Association des Professeurs de Langues
Vivantes (APLV) ;

Association des Enseignants de Gallo ;

Association des Enseignants de Savoyard /
Francoprovençal ;

Association des Parents d’élèves de
l’Enseignement Public en Alsace (APEPA) ;

Association pour l’Enseignement de la
Langue d’Oc Provence-Alpes-Côte d’Azur
(AELOC/FELCO) ;

Association pour le Bilinguisme en Classe
dès la Maternelle – A.B.C.M.
Zweisprachigkeit ;

Association pour le bilinguisme
français-occitan dans l’enseignement
public (ÒC-BI) ;

Association des Professeurs de Langue
Bretonne dans l’enseignement public en Île
de France (APLB KBDP) ;

Associu di l’Insignanti di/in Lingua è
Cultura Corsa ;

Bak e Brezhoneg, lycéens Diwan Carhaix ;

Bressola ;

Centre Régional des Enseignants d’Occitan
(CREO/FELCO) de l’académie de Toulouse ;

Centre Régional des Enseignants d’Occitan
(CREO/FELCO) Lengadòc ;

Confederacion Calandreta ;

Congrès permanent de la langue occitane ;

Conseil International du Francoprovençal
;

Div yezh Breizh ;

Diwan ;

European language Equality Network (ELEN)
– Réseau Européen pour l’Égalité des
Langues ;

Eltern Alsace, Association des parents
d’élèves de l’enseignement bilingue ;

Eskolim, Fédération des réseaux d’écoles
associatives laïques immersives ;

Esquiròt ;

Euskal Konfederazioa ;

Fédération Alsace bilingue – Verband
zweisprachiges Elsass

Fédération des Enseignants de Langue et
Culture d’Oc (FELCO) ;

Fédération pour les langues régionales
dans l’enseignement public (FLAREP) ;

Felibrige ;

Fonds International pour la Langue
Alsacienne ;

Forum d’Oc ;

K.L.T. (Kerne – Leon – Treger),
fédération des associations bretonnes du
Pays de Morlaix ;

Institut d’Estudis Occitans ;

Kelennomp !, Association des enseignants
de et en langue bretonne ;

Kevre Breizh, Coordination des
associations culturelles de Bretagne ;

Mission Bretonne d’Île de France ; Ti Ar
Vretoned

Parlemu Corsu ;

Practicalingua ;

Seaska ;

Parlementaires à l’origine de la
pétition :

François Alfonsi, député européen, auteur
du Rapport sur les langues menacées de
disparition et la diversité linguistique
au sein de l’Union Européenne ;

Paul Molac, député du Morbihan, Président
du groupe d’études “Langues et Cultures
Régionales” à l’Assemblée Nationale ;

Pour toute information à ce sujet,
veuillez envoyer un courriel à l’adresse :

pour.que.vivent.nos.langues@gmail.com

Marie-Jeanne VERNY, Professeur Département d’occitan
Université Paul Valéry Montpellier